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Journée

 

À l'épreuve des métiers de la culture
  Le dispositif universitaire de formation aux métiers de la culture
Paris, 22 mars 1996
   
 

Le formidable développement de l'action culturelle dans les dernières décennies s'est traduit à la fois par une modernisation des procédés d'intervention, une institutionnalisation de l'offre, une professionnalisation des acteurs et une diversification des rôles. D'où l'émergence d'un champ professionnel élargi et simultanément émietté. Parallèlement, les premiers dispositifs de formation, qui se caractérisaient, dans une logique de formation continue, par une grande intégration au milieu et une implication militante forte, sont vite apparus comme insatisfaisants pour répondre à une demande morphologiquement transformée, en taille et en contenus. Conséquemment, fleurit, à l'intérieur du milieu culturel ou à sa périphérie, une offre multiple de formations, tantôt généralistes, tantôt très spécialisées, qui essaye d'appréhender les contours des nouveaux besoins, ou des besoins modifiés par l'évolution. En creux, au travers de ces projets de formation aux métiers de la culture, on voit se transformer certains rôles, notamment ceux d'administrateur et de gestionnaire, et se dessiner de nouveaux profils, dont celui de médiateur, qui se substitue à l'animateur de la période précédente. Entre ce médiateur nouveau venu et l'animateur de naguère, il y a de profondes différences, tenant pour l'essentiel aux outils, aux méthodes, aux structures, mais il y a un principe d'intervention commun : l'un et l'autre sont là pour finalement établir un lien solide entre les artistes, les publics et les établissements ou acteurs qui soutiennent le développement culturel.

Il était naturel que l'institution universitaire, soucieuse de l'intégration professionnelle de ses étudiants, participe tôt ou tard au florilège des formations dans ce secteur. Elle l'a fait tard, mais avec une accélération considérable dans les dix dernières années. Elle l'a fait en utilisant toute la palette des cycles et des cursus. Mais s'il y a indiscutablement convergence entre l'offre des universités et l'attente des professionnels, il s'en faut que la rencontre de deux mondes aux habitudes, aux contraintes et aux réflexes très différents s'opère sans heurts. Pour que ne se crée pas un vide en forme de doute entre les cycles de formation et le marché de l'emploi, il est urgent de procéder à un inventaire raisonné des attentes des employeurs et des contenus des diplômes.

La notion de métiers de la culture, telle qu'elle apparaît au travers des différentes propositions, s'apparente à un agglomérat : en fait, on peut distinguer trois secteurs d'intervention. Le premier est le plus ancien, il s'agit des formations artistiques. Le second naît de l'évolution médiatique, c'est celui de la communication. Le troisième, celui de l'administration, de la gestion et de la médiation, est le plus difficile à appréhender, car il recoupe les deux autres : il s'intéresse essentiellement à la notion de projet artistique ou culturel devenue prédominante au cours de la dernière décennie. Il nous paraît nécessaire, dans un premier temps, d'isoler l'ensemble des formations s'adressant à ce troisième secteur, car c'est là que la notion de métier semble la plus problématique, tant en raison de la diversité des savoir-faire mobilisés que de la pluralité des statuts et des rôles dans le réseau culturel. Notre objectif, en rassemblant tous les responsables de formations diplômantes se consacrant essentiellement à la gestion, l'administration et la médiation, et en les confrontant aux employeurs potentiels, est de procéder à un premier éclaircissement du champ.

   
 

Ouverture
Madame Danièle Pistone
Conseiller à la Mission scientifique et technique, Ministère de l'Éducation nationale
Madame Christine Bachellerie
Déléguée au Développement et aux formations, Ministère de la Culture

Introduction : Perspectives cavalières
De l'ATAC aux formations diplômantes : histoire d'une aventure
Sophie Cathala
Ancienne directrice de l'ATAC
La médiation : histoire d'un concept
Jean Caune
Professeur en sciences de l'information et de la communication

Les attentes de la profession sont-elles repérables ?
Table ronde présidée par Augustin Girard
Président du Comité d'histoire du Ministère de la Culture
Rapporteur : Alain Brunsvick
Inspecteur général de la création artistique, DTS, Ministère de la Culture

Y a t-il un « marché » de la médiation et de l'ingénierie culturelles ?
Jean-Pierre Saez
Observatoire des politiques culturelles

Les attentes des collectivités territoriales
Gérard Poteau
Délégué général de la Fédération nationale des collectivités territoriales pour la culture

Quelle formation pour la médiation dans les musées ?
Élisabeth Caillet
Chef du département de l'éducation et du développement artistique
Délégation au développement et aux formations, Ministère de la Culture

Les attentes des établissements de spectacle vivant
Francis Peduzzi
Directeur du Channel, Scène nationale de Calais

Les compagnies indépendantes ont-elles besoin de médiateurs et/ou de managers ?
Philippe Delaigue
Compagnie Travaux 12, Valence

L'offre de formation est-elle formalisable ?
TAble ronde présidée par Danièle Pistone
Conseiller à la MST, Ministère de l'Éducation nationale
Rapporteur : Jean-Paul Bozonnet, directeur du DESS Direction de projets culturels, Université Pierre Mendès France - Grenoble 2

Présentation des formations existantes
Daniel Brunet
Chef du bureau des formations en lettres, arts et sciences humaines, DGES, Ministère de l'Éducation nationale

Les attentes du Ministère de la Culture
Jean-Pierre Reismann
Chargé de mission, DDF, Ministère de la Culture

Les filières longues généralistes
Jean-Charles Bérardi
Responsable de la MST Médiation culturelle, Université d'Aix-Marseille I

Les formations généralistes de troisième cycle
Jean-Michel Djian
Responsable pédagogique du DESS Management culturel en Europe Université Paris 8
Hyacinthe Léna
Directeur du DESS Gestion des institutions culturelles, Université Paris 9

Les filières longues professionnalisées
Claude Patriat
Directeur de l'IUP Management de la culture et du DESS Action artistique, politiques culturelles et muséologie, Université de Bourgogne

Synthèse
Séance présidée par Mercedes Giovinazzo
Perspectives européennes
Jean-Pierre Deru
Fondation Marcel Hicter

 

Impayables artistes ?
  Nanterre, 26 janvier 1996
   
  Le statut des artistes intervenant dans les établissements d'enseignement supérieur, soit au titre de la formation, soit en résidence, soit en création, reste toujours problématique lorsque n'existe pas dans l'université une structure culturelle suffisamment autonome pour servir d'intermédiaire entre eux et l'institution de formation. Souvent, les choses relèvent alors d'un bricolage plus ou moins sophistiqué. Or, le milieu professionnel obéit à des règles que l'organisation de l'enseignement supérieur n'est pas toujours en situation d'appliquer. Comment répondre avec la pertinence la plus grande possible aux besoins de l'action artistique ? Telle sera la question qui sera posée à différentes personnes-ressource lors d'une session consacrée au statut des intervenants artistiques dans l'enseignement supérieur. Conçu comme une réunion de réflexion et d'information à destination principalement des responsables de l'action culturelle dans l'enseignement supérieur, ce séminaire se déroulera sous la forme d'une table ronde, au cours de laquelle chacun pourra faire part de son expérience et de ses interrogations.
 
 

Intervenants

Agnès Dumons
Inspecteur du travail
Conseil supérieur des professions du spectacle, Ministère de la Culture

Annie Deshayes
Département de l'information et de la communication, Ministère de la Culture

Denis Crépin
Délégation à la communication, Société des auteurs, compositeurs et éditeurs de musique (SACEM)

Luc Jambois
Directeur d'OGACA, Strasbourg

Mireille Gauthier
Administratrice de l'Atheneum, centre culturel de l'université de Bourgogne

Évelyne Ducrot
Responsable du Service Universités Culture, Clermont Ferrand

 



Scènes nationales et universités :
Ignorance, connivence ou partenariat ?
  La participation des étudiants à l'action culturelle universitaire
Poitiers, 7 novembre 1995
 
 

Une vingtaine de scènes nationales sont implantées à proximité d'une ou de plusieurs universités. Le rapport qu'elles entretiennent avec celles-ci, parfois depuis longtemps, peut aujourd'hui être riche d'enseignements. Nous nous devons d'en faire le bilan pour mieux faire avancer notre cause.

Pour le responsable d'institution culturelle que je suis, cette journée d'étude doit apporter des réponses concrètes à la mise en oeuvre du Protocole d'accord relatif à l'éducation artistique signé par les Ministères de l'Éducation nationale, de la Culture, de l'Enseignement supérieur et de la Jeunesse et des Sports.

Enseignants, étudiants, artistes, professionnels de la culture, réunis à l'initiative des deux associations, sont tous convaincus que la connaissance, la pratique et la fréquentation de la création artistique sont des composantes essentielles de la formation de l'individu quel que soit son projet professionnel. Mais nous savons tous également que dans la réalisation des nombreux partenariats qui existent aujourd'hui, beaucoup de malentendus, voire d'incompréhensions, subsistent, et que seules des rencontres comme celle que nous allons vivre à Poitiers permettront de mieux appréhender la « Culture » de nos institutions respectives et la diversité des hommes qui les composent.

Les artistes, pour leur part, devront nous dire quelle place ils entendent avoir dans ce processus et ce qu'ils attendent en retour des institutions culturelles et de l'université.

Denis Garnier
Directeur du Théâtre, Scène nationale de Poitiers
Coprésident d'Art + Université + Culture
Membre de l'Association des Scènes nationales

 
 

Ouverture
Jacques Debord
Vice-président de l'université de Poitiers
Jean-Pierre Pottier
Directeur régional des affaires culturelles de Poitou-Charentes
Mireille Barriet
Adjoint au maire de Poitiers
Chargée des affaires culturelles
Jean-Claude Collot
Président de l'Association des scènes nationales
Claude Patriat
Coprésident d'Art + Université + Culture

La création pour apprendre
Atelier animé par Alain Brunsvick
Inspecteur général de la création artistique, Ministère de la Culture (DTS)

Quel peut être le rôle de la création dans le processus de formation universitaire ? Comment l'Université peut-elle envisager tenir un rôle de médiateur artistique ? En quoi le partenariat avec les scènes nationales peut-il y contribuer ?

Élysabeth Cormier-Van Dam
Chargée de mission pour les relations éducation-culture
Direction régionale des affaires culturelles des Pays-de-la-Loire
Gérard Malgouyres
Professeur à l'Université Paris 11
Co-animateur de l'atelier théâtre
Robert Labaye
Secrétaire général du Théâtre Maxime Gorki, Scène nationale de Petit Quevilly
Bénédicte Guérin
Théâtre de la Cité internationale
Xavier Bourachot
Étudiant à l'INSA de Villeurbanne
Président du Comité de gestion de La Rotonde
Claude Patriat
Professeur à l'Université de Bourgogne
Directeur de l'Atheneum

L'invitation au spectacle
Atelier animé par Denis Garnier
Directeur du Théâtre, Scène nationale de Poitiers
Coprésident d'Art + Université + Culture

Quel est l'intérêt pour l'Université d'encourager les étudiants à fréquenter les salles de spectacle ? Quelles formes d'intervention les scènes nationales peuvent-elles mettre en œuvre pour conquérir le public étudiant (action sur les tarifs et les lieux, préparation artistique des étudiants) ?

Didier Thibaut
Directeur de La Rose des Vents, Scène nationale de Villeneuve d'Ascq
Danièle Bré
Directrice du Théâtre Vitez, Université de Provence
Jean-Luc Menet

Directeur artistique de l'Ensemble Alternance
Nicole Gautier
Directrice du Théâtre de la Cité internationale
Sébastien Godret
Responsable du projet « carte-culture » à Dijon

Synthèse
Séance présidée par Jean-Marc Lauret
Chargé de mission à la Délégation au développement et aux formations, Ministère de la Culture

 

 

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