« Nous savons bien qu'aux progrès rapides de la scolarisation il n'est pas vrai que répondent toujours, par une conséquence nécessaire, une hausse des niveaux culturels. [...] La culture comporte un élément affectif qui ne peut s'inscrire dans aucun programme et n'est justifiable d'aucun examen. [...] Que l'université quitte donc ce souci. La culture a plus besoin de bibliothèques que de pédagogues, de musées et de concerts que de conférences. » (Emmanuel Berl, Essais, Julliard, 1985)
« Ce qui m'a souvent étonné, c'est à quel point les gens aisés, ou même riches, comprennent bien les privations physiques des pauvres sans toutefois avoir la moindre idée de leur misère intellectuelle, qui est l'une des choses dont souffrent les déshérités. C'est une misère qu'on suce au lait de sa mère et que l'éducation peut rarement extirper, si celle-ci est simplement affaire d'instruction. » (Robertson Davies, Le monde des merveilles, Éditions Payot & Rivages, 1999)
« Le service public de l'enseignement supérieur contribue [ ] à l'élévation du niveau scientifique, culturel et professionnel de la nation et des individus qui la composent ; [ ] à la réduction des inégalités sociales et culturelles et à la réalisation de l'égalité entre les hommes et les femmes en assurant à toutes celles et à tous ceux qui en ont la volonté et la capacité l'accès aux formes les plus élevées de la culture et de la recherche. » « Le service public de l'enseignement supérieur a pour mission le développement de la culture et la diffusion des connaissances et des résultats de la recherche. Il favorise l'innovation, la création individuelle et collective dans le domaine des arts, des lettres, des sciences et des techniques. » (Loi n° 84-52 du 26 janvier 1984 sur l'enseignement supérieur, articles 2 et 7)